Saint-Galmier à pied : remparts, église et roseraie
Un circuit d’une heure et demie dans Saint-Galmier, à faire tranquillement. On part des remparts du XIVe siècle, on pousse jusqu’à l’église et ses vitraux, on descend vers la roseraie au bord de la Coise, et on termine au kiosque de puisage de la source Badoit.
Point de départ : les remparts
On commence par le haut du village. Les remparts du XIVe siècle forment encore un anneau partiel autour du centre ancien. Leur pierre est dorée par le temps, mangée par la mousse sur les faces nord. On en fait le tour à pied sans difficulté, par des ruelles qui montent doucement. Certains tronçons ont été absorbés par des maisons : on distingue alors la base fortifiée sous un enduit plus récent.
Prévoyez de bonnes chaussures, pas des semelles lisses. Le pavé est irrégulier par endroits, et après la pluie quelques passages restent humides à l’ombre. Rien de technique : une personne en condition physique normale s’en sort sans souffler.
L’église et ses vitraux
L’église se trouve à quelques minutes à pied des remparts. Sa construction s’étale entre 1420 et 1471, ce qui explique un mélange de styles selon les parties. On entre par le portail latéral, souvent ouvert dans la journée, mais l’office de tourisme donne les horaires à jour si vous tenez à la visiter à une heure précise.
À l’intérieur, cherchez les vitraux d’Alexandre Mauvernay. Le peintre-verrier a travaillé ici, et la lumière du matin traverse les verres colorés en projetant des taches sur les dalles. Prenez cinq minutes pour vous asseoir dans un banc et laisser l’œil s’habituer à la pénombre. Ce qui semblait sombre au premier regard devient lisible.
On ressort par le parvis, qui offre un point de vue sur les toits du village. De là, on repère la Coise en contrebas, ce qui donne la direction de l’étape suivante.
Descente vers la Coise
Pour rejoindre la roseraie, on descend vers la rivière Coise, qui longe le village. Le trajet prend une dizaine de minutes à pied depuis l’église. Le sol change : on quitte la pierre pour un chemin plus souple, bordé d’herbe et d’arbres. Le bruit de l’eau arrive avant qu’on la voie.
La Coise n’est pas un fleuve. C’est une rivière étroite, avec des berges ombragées et des ponts discrets. En été, son niveau baisse et laisse apparaître des cailloux clairs. En dehors de ces périodes, elle coule avec un débit régulier qui accompagne toute la promenade.
La roseraie au bord de l’eau
La roseraie s’étend sur 7 000 m² au bord de la Coise. On y entre librement, et le lieu se parcourt en flânant. Les roses sont disposées en massifs, avec des variétés qui fleurissent à des moments différents. Si vous venez au printemps, l’ensemble est en fleurs. Plus tard dans la saison, certaines planches sont déjà taillées, mais la promenade reste agréable pour l’ombre et le calme.
Il y a des bancs. C’est le genre d’endroit où l’on s’arrête plus longtemps que prévu. Le site est entretenu par la commune, sans cabane ni buvette à l’intérieur : prévoyez votre eau. Les allées sont praticables en poussette, à condition de rester sur les chemins principaux.
On entend la rivière depuis presque tous les points de la roseraie. C’est ce qui marque le plus, plus que les roses elles-mêmes.
Le kiosque de puisage Badoit
En remontant vers le centre, on rejoint le kiosque de puisage de la source Badoit. L’eau est naturellement pétillante et exploitée depuis 1837, date à laquelle Saturnin Badoit a lancé l’activité. Le kiosque est accessible au public : on vient avec une bouteille vide et on repart avec de l’eau gazeuse.
Le lieu est modeste, sans mise en scène. On y croise des habitants du coin qui remplissent des bouteilles de plusieurs litres, et des visiteurs de passage qui goûtent une première fois sur place. L’eau a un goût minéral marqué, avec une bulle fine. Elle ne ressemble pas exactement à celle vendue en bouteille, car elle n’a pas subi les mêmes étapes.
À deux pas, la façade de l’ancienne usine est classée monument historique. Elle se regarde depuis la rue. L’usine elle-même ne se visite qu’en semaine, la production étant à l’arrêt le week-end. L’office de tourisme gère les créneaux et donne les conditions.
Ce qu’on ajoute si on a le temps
Le circuit principal tient en une heure et demie sans se presser. Si vous disposez de plus de temps, Saint-Galmier a d’autres points d’intérêt. L’hippodrome Joseph Desjoyaux accueille des courses selon un calendrier précis, à vérifier auprès de l’office de tourisme. Le casino Le Lion Blanc se trouve dans le bourg. On peut aussi voir le travail du souffleur de verre Pierre Marion, en se renseignant sur ses horaires d’ouverture.
Pour manger, le village compte des commerces et des restaurants, mais nous ne citons pas de nom : les choses changent, et nous préférons vous renvoyer vers l’office de tourisme, qui tient une liste à jour.
Si vous logez à Saint-Galmier, tout ce circuit se fait à pied depuis le centre. Notre maison de ville se trouve à distance de marche de ces étapes, ce qui permet de laisser la voiture et de revenir à pied après la promenade. La baignoire balnéo au rez-de-chaussée sert surtout après une journée de marche : les jets détendent les jambes, et la chromothérapie change la couleur de l’eau, sans plus.
Comptez une heure et demie pour le circuit principal, deux à trois heures si vous ajoutez la visite de l’usine, possible en semaine seulement ou une pause prolongée à la roseraie.